Alors que la course à l’Élysée fait rage (et tend à fatiguer plus qu’autre chose la plupart des gens), aucune proposition sur la modernisation de l’éducation n’a été proposée. Tous les candidats sérieux au trône prônent un retour à la compétitivité de la France et à sa ré-industrialisation. Mais qui dit compétitivité dit efficacité : le lycéen doit travailler mieux. Une question se pose alors : pourquoi reste-t-on dans un système éducatif archaïque ? La vague électronique nous submerge tous, alors pourquoi ne pas l’utiliser encore plus à notre avantage ?
Le supérieur tolère voire encourage l’utilisation d’un ordinateur pour prendre les cours, mais le lycée reste cependant très conservateur : l’électronique est l’équivalent de l’Enfer, l’Internet est Satan.
Prenons l’exemple d’un élève de Première ou de Terminale : plusieurs cours peuvent être difficiles à suivre car le professeur dicte/parle trop vite : en SVT, en Histoire, en Français, en Philosophie et en langue. Conséquences ? L’élève a mal à la main, parfois il n’a plus d’encre, cela peut être mal écrit. Or tout ces problèmes pourraient être résolus grâce à un seul appareil : l’ordinateur. L’ordinateur, c’est la solution à l’oubli de la trousse, à l’effaceur qui ne marche plus, aux ratures, aux copies sales, aux manques de feuilles et bien d’autres encore.
Pourtant, un système peut être mit en place : si le lycée ne souhaite pas que l’élève apporte son propre PC, pourquoi ne pas mettre à disposition un notebook par élève au début de l’année scolaire ?
Chaque élève aurait un compte Dropbox, uploadant automatiquement tout ses cours, les rendant accessibles de partout. Problème de stockage ? Toute la classe au minimum devra se parrainer pour gagner des Go. Dans une classe de 30 élèves, si chaque élève se parraine avec 29 autres et à 500 Mo le parrainage, il augmenté de 14Go5 la capacité de son compte. Plus les 2 Go gratuit, l’élève aura gratuitement les 16Go promit par Dropbox. Après il faudra payer, mais 16Go sont largement suffisant pour des fichiers texte et quelques images.
Le sac est moins lourd, l’élève a moins de livre physique, la pénibilité du lycée est réduite.
Le prof souhaite travailler sur un document ? Il pourra au choix l’imprimer, le projeter mais aussi le partager sur Dropbox. Plus de problèmes de « la photocopieuse ne marche plus », « un doc pour deux je n’en ai pas imprimer assez ».
A la fin de la journée, l’élève consignera son notebook au lycée. Ses cours seront accessibles sur son compte dropbox.
Des devoirs ? Des changements d’emploi du temps de dernière minute ?
Le lycée, ayant développé une application, enverrait toutes ces infos en push aux élèves. Pas de forfait 3g ? Qu’à cela ne tienne, un réseau Wi-Fi contrôlé serait mis à disposition dans tout le lycée.
En fin de cours, le prof continuerait de dicter le travail personnel pour ceux ne possédant pas de smartphones.
Alors les plus conservateurs diront : « oui mais il va supprimer la notification » : et bien non ! L’application ne pourra être désinstaller qu’à l’obtention du bac (sauf s’il y a changement de lycée ou autre), les notifications seront permanentes tant que l’élève n’aura pas signaler l’accomplissement de son devoir. « Oui mais il peut mentir ! » : non, car chaque devoir sera mis dans un dossier partagé Dropbox avec le prof de la matière concernée. « Oui mais il vont s’envoyer les devoirs : » : ce sera le copiage 2.0 ! On ne peut pas grand chose face à ça, seul l’analyse du prof pourra y remédier.
Et les livres ? Et le prix ?
Le coût d’un notebook reste quand même élevé pour la majorité des ménages. Mais l’État pourrait s’associer à un constructeur (pas Archos hein) et aux libraires pour proposer des bundles PC+livres en début d’année pour 250 euros, 300 euros maximum. La marge serait grandement réduite certes, mais elle pourra être comblée à grand coup de subventions par exemple (je ne m’aventure pas dans ce terrain glissant!).
Bien entendu, les matières plus « graphiques » comme la Physique Chimie et les maths resteront sur cahier, à défaut de trouver/faire mieux.
Si un écosystème est proposé et si la connexion à internet au lycée est contrôlée, l’ordinateur s’imposerait alors dans les lycées.
La révolution de l’éducation réside peut être ici, dans un seul objet …

